As-tu déjà posé une échelle de bain?

Sébastien et moi, on peut désormais répondre oui – un oui très fier – à cette question. Un bateau – rappelons-nous – c’est plein de courbes. Et les lois de la physique sont assez strictes merci. Le stainless steel, c’est plus stricte que souple. Il n’y a pas besoin, donc, de vous faire un dessin pour additionner courbes + stainless-steel-dur et imaginer le boulot que représente la pose d’un tel accessoire nécessaire au bien-être de l’équipage…

Premier boulot plein de responsabilité qui m’a été donné (je sais que Sébastien a fait quelques jours déjà avec Jean-Pierre), qui nous a été donné à nous deux-en-tant-que-couple. Le défi est de taille: il faut stabiliser les poignées du haut pour qu’elles ne bougent plus, ajuster la hauteur des pieds avec un « schimm », assurer l’appui contre la coque pour enfin barrer les pattes du bas pour qu’elle ne bougent pas d’un iota. Un boulot de quatre heures pour un pro. J’ouvre les paris sur le temps que ça nous aura pris…

Sans vous raconter tout le fla fla et les détours que nous avons pris, j’énumère quelques moments difficiles: le bris du premier schimm, le Sicaflex (scellant) qu’on a omis de mettre (faut alors tout dévisser dans ces cas…), la force pour retenir l’échelle en place lors de la pose (on se rappelle le matériau stainless steel très dur utilisé), le fait qu’on travaille sur la PETITE plateforme de bain, quand le capitaine nous propose une autre façon de faire, le bois super dur qu’il faut fendre dans sa longueur (le sens qui va mal, oui)… On a sacré, j’ai voulu me décourager, Sébastien récité son chapelet, on s’est un peu pogné – mais juste 5 minutes – on a rit, on a gossé… On a survécu, sacrebleu!

échelle

Seize. Heures. On a géré notre frustration contre les matériaux, contre le froid, contre l’espace, on a géré notre amour inconditionnel (ça, on est fiers et bons pour demeurer amoureux), on a géré notre orgueil, notre fatigue, le petit moment de psycho-analyse avec Jean-Pierre et tout. Voilà, quoi! On l’a eue, la mosus d’échelle. Elle est posée. Elle est belle. Elle est solide. On est contents. On admire Jean-Pierre qui bosse depuis deux ans et qui a pratiquement tout refait, TOUT SEUL, sur le Malaïka.

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